L'Hex

Accablés par un sentiment d’abandon, que peuvent faire les gens vivant dans les banlieues pour que le reste du pays les traitent en égaux ?

 

Mots par Annabelle Vassell / Photos tirées de rts.ch,  lemonde.fr (pris par Joel Robine) et lexpress.fr

Ayant eu lieu le 27 octobre 2005, l’histoire de Clichy-sous-Bois concernait trois adolescents Bouna Traoré (15 ans), Zyed Benna (17 ans), et Muhittin Altun (17 ans) qui ont été poursuivis par la police, pour Bouna et Zyed jusqu’à leur mort – ce qui n’est pas inhabituel dans les banlieues. Ensuite, leur mort avait déclenché plus de six semaines d’émeutes dans les banlieues françaises. Ainsi donc, il est nécessaire de cerner les différents facteurs de cette histoire, afin de mieux comprendre et chercher une solution durable pour les communautés concernées.

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Tout d’abord, il est important de constater l’inexactitude avec laquelle les informations ont été représentées par les media, dans le but de propager une image favorable du gouvernement. Nicolas Sarkozy, le ministre de l’intérieur à l’époque, « nia que la police » les a poursuivis. Certes, l’affirmation du ministre de l’intérieur a fait autorité et a été reprise par les média, bien illustrée par une première dépêche faisant référence à « deux voleurs ». « Pourquoi, quand on parle, de Clichy on ne parle que du Chêne-Pointu et des marchands de sommeil ? » c’est la question qu’une journaliste indépendante, Joséphine Lebard, se pose, avec l’espoir de nous faire découvrir un autre visage de cette ville, en mettant en exergue ces « richesses », loin des poncifs. La couverture médiatique, souvent sensationnaliste, ne souligne pas également les aspects qu’unirent les habitants des banlieues avec les gens qui vivent ailleurs.

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De surcroît, dans l’article intitulé La banlieue reste un sujet à risque pour les politiques, M. Kirszbaum conclut  que la filiation Sarkozy/Valls avait « construit ces quartiers comme un monde à part, comme le lieu central d’une menace pour la société ». En revanche, le chef de l’État, Jacques Chirac, et son premier ministre, Dominique de Villepin mettaient « l’accent sur l’inégalité des chances et les discriminations ».

D’ailleurs, cela rappelle le système de la police en Amérique, qui a reçu beaucoup d’attention ces derniers temps : le comportement de la police est également un élément qui doit être pris en considération. Selon un des commentateurs des Émeutes de 2005:un rétro-live-tweet pour sortir des commémorations spectaculaires (Le Monde, 29 octobre 2015), « La sécurité empêche aussi les faibles, les plus nombreux, de se révolter contre l’arbitraire du plus fort […] c’est l’assurance du règne d’une liberté de larbin. » En revanche, il existe aussi des sentiments que « c’est tellement plus facile de taper sur les hommes politiques ou sur les policiers qui risquent leur vie tous les jours […] voire pire, quand les parents soutiennent leurs chers petits délinquants. »

Peut-on attribuer ces manifestions de colère au manque d’éducation parentale ? De l’autre côté, le système d’intégration doit-il s’améliorer ?

Source : Actualités Evénements

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Cette entrée a été publiée le novembre 30, 2015 à 20:03. Elle est classée dans Actualités Evénements et taguée . Bookmarquez ce permalien. Suivre les commentaires de cet article par RSS.

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